Comment faire ou refaire une toiture

Il ne s’agit pas naturellement, de réaliser la toiture d’une maison entière, bien que le procédé soit le même, mais simplement de construire la toiture d’une petite construction : clapier, bûcher, garage, abri de jardin. Il s’agit aussi, bien entendu, d’une toiture simple d’un bâtiment à plan rectangulaire. Le plan de la toiture est alors une surface plane.

Il existe pour couvrir la toiture un grand nombre de matériaux en feuilles, en plaques planes ou ondulées permettant de travailler rapidement et sans grand frais un toit. Ces matériaux nouveaux s’ajoutent aux matériaux classiques que sont les tuiles, les ardoises, le zinc, le cuivre.

Voici comment poser ces matériaux.

Toiture traditionnelle en tuiles

Une toiture traditionnelle en tuiles

Une toiture traditionnelle en tuiles

Pour facilité des indications, nous allons choisir un exemple simple : celui d’un petit toit à une seule pente adossé à un mur et nous allons supposer qu’il s’agit d’un toit à refaire.

Car pour une toiture neuve, le travail sera encore plus simple.

Deux cas peuvent se présenter : ou la charpente est bonne et seules les lattes soutenant les tuiles sont à remplacer, ou la charpente entière est pourrie.

Dépose des tuiles

On procède tuile par tuile, en commençant par le haut, elles sont empilées avec soin. Il faut toujours prévoir quelques tuiles de remplacement.

Lorsque toutes les tuiles sont enlevées, examiner avec soin la charpente. Si tout doit être remplacé, noter les longueurs et le nombre des chevrons. Noter aussi les besoins en lattes.

Relever avec précision l’écartement des chevrons et des lattes pour ne pas avoir à tâtonner au moment de la construction.

Réparation de la charpente ou des pièces défectueuses

Remplacer d’abord la sablière puis les chevrons. Assembler ces pièces avec de longues pointes. Ces pièces pourront être en sapin ou en chêne. Respecter lors du remontage les écartements.

Les lattes seront de préférence en chêne. On les trouve dans le commerce en bottes d’une longueur approximative de 1,20 m. Elles seront clouées à plat sur les chevrons à un écartement régulier, que l’on aura noté au démontage. S’assurer que ces lattes sont bien parallèles entre elles. Les fixer avec de petites pointes.

Pose des tuiles

Pour poser les tuiles qui sont superposées et comportent un petit ergot ou talon qui s’accroche aux lattes, il est préférable de commencer par le bas, les rangées successives couvrant les précédentes.

Sur les bords, des tuiles coupées dans le sens de la longueur compléteront le recouvrement lorsque le toit sera achevé.

La rangée de tuiles du bas sera soutenue par une pièce de bois biseautée dite “chanlatte”.

Finition

Il suffira, pour terminer, de cimenter légèrement les tuiles du bord du toit pour constituer une “rive” qui les empêchera de se soulever ou de se déplacer même par les plus forts vents.

Toitures en carton feutre bitumé ou goudronné

On n’emploie ce type de matériau que pour les locaux légers et peu importants car la résistance de la toiture est faible. De plus, le carton bitumé accroît le danger d’incendie.

On l’utilise parfois comme couche isolante avant la pose, sur les voliges jointives, de plaques ondulées amiante-ciment.

On distingue la pose du carton bitumé non armé de la pose du carton bitumé armé :

Carton bitumé non armé

Il se pose obligatoirement sur un toit dont les chevrons ont été recouverts de voliges jointives.

On peut remplacer les voliges par un contre-plaqué “extérieur” :

  • Si le carton est recouvert par une nouvelle toiture en plaques, on peut le poser dans le sens de la pente du toit. Les “lès” se recouvrent de façon à éviter que le vent dominant de la région ne s’engouffre par les joints et ne les arrache.
  • Si le carton est la seule protection, il faut le poser perpendiculairement à la pente, c’est-à-dire généralement dans le sens de la plus grande longueur du toit, et perpendiculairement aux chevrons.

Commencer par la partie inférieure. Laisser déborder la première bande de 5 cm de tous les côtés. Clouer le haut de la bande avec des pointes à tête plate.

Poser les autres bandes avec un recouvrement de 5 cm sur la précédente en ne clouant que la lisière supérieure.

Exécuter un faîtage avec des liteaux de 2 cm de large et de 5 à 7 mm d’épaisseur préalablement enduits de carbonyle.

Clouer les lattes sur les chevrons et dans le même sens qu’eux.

Carton bitumé armé

Dans ce cas, il est inutile de recouvrir les chevrons de voliges. On fixe le carton dans le sens de la pente, directement sur les chevrons.

Partir d’un bord du toit, généralement celui qui est le plus éloigné de la direction des vents dominants. Passer d’un plan du toit à l’autre, par-dessus le faîtage.

Les bandes doivent se recouvrir d’environ 10 cm. Les fixer avec des liteaux passés au carbonyle et cloués sur les chevrons.

Toitures en plaques de grandes dimensions

Il existe actuellement un grand nombre de matériaux, en feuilles, en plaques planes ou ondulées permettant de couvrir rapidement et sans trop de frais des bâtiments. Les principaux sont :

  • les tôles galvanisées, planes ou ondulées
  • les plaques ondulées en zinc ou en aluminium
  • les couvertures en amiante-ciment, en plaques ondulées
  • les plaques ondulées de matière plastique translucides ou non

Tôles galvanisées

Une toiture en tôles galvanisées

Une toiture en tôles galvanisées

Elles se posent sur des pannes ou des voliges espacées de 1,90 m.Le recouvrement latéral doit être d’une onde et demie pour les petites ondes et d’une demi-onde pour les grandes et dans le sens opposé au vent de pluie. Le recouvrement longitudinal est généralement de 0,10 m.

La fixation se fait sur bois avec des vis à tête ronde en interposant une rondelle de plomb pour éviter l’oxydation. Sur charpente métallique on utilise des boulons à crochets.

Plaques ondulées d’aluminium ou en zinc

L’écartement des pannes est soit de 1,08 m, soit de 0,90 m, soit de 0,75 m. Le recouvrement se fait comme pour la tôle . La fixation se fait soit par pattes coudées pour permettre la dilatation, soit par tire-fond à chapeau. Interposer une rondelle de matière plastique mais jamais de plomb.

Plaques ondulées d’amiante-ciment

Elles ont une largeur de 0,80 m pour les petites ondes et de 0,92 m pour les grandes ondes. Leur longueur varie de 0,83 m à 3,05 m. Elles se posent par recouvrement latéral d’une onde et demie pour les petites ondes et d’une demi-ronde pour les grandes, le recouvrement longitudinal est de 0,15 m. On les fixe par vis, crochets ou tire-fond munis de rondelles étanches (plastique). Le sommet du toit est recouvert d’une faîtière double à bords ondulés.

Plaques ondulées en matière  plastique

Elles sont de plus en plus employées. Opaques ou translucides, leurs couleurs s’adaptent aux besoins. Elles ont l’avantage d’être très légères et elles se posent aussi aisément que les plaques d’amiante-ciment. C’est le matériau idéal pour l’amateur car il se découpe et se travaille très facilement.

Toitures en terrasse

Une toiture en terrasse

Une toiture en terrasse

Si de petites surfaces horizontales peuvent être recouvertes simplement par des feuilles de zinc, de cuivre, d’aluminium posées sur voligeage, la couverture d’une toiture en terrasse est un travail délicat qui doit être réalisé par un spécialiste.

S’il s’agit par contre de rechercher une fissure et de la colmater, nous procédons comme pour la réparation d’une mauvaise tuile :

  • bien brosser la fente, la nettoyer correctement en débordant largement
  • gratter et éventuellement enlever les parties qui ne tiennent plus
  • remplir la fente de mastic spécial (matière plastique vendue en tube ou en pot); laisser sécher
  • recouvrir d’une bande adhésive suffisamment large. Fixer sur les bords une nouvelle couche de colle spéciale

La protection d’une toiture en terrasse se fait par un sablage et une couche de gravier.

Si elle est un lieu de circulation, il faut y poser un dallage ou un carrelage.

3 commentaires

  1. meyer
  2. jimmyfox

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