Tous les procédés d’entretien de la culasse

La culasse joue un rôle important dans différents domaines : étanchéité à l’eau de refroidissement, à l’huile de lubrification, aux gaz carburés, aux gaz brûlés et à la compression. Comme elle doit assumer toutes ces fonctions à chaud ou à froid, il est donc nécessaire de connaître tous les procédés d’entretien de la culasse.

Les différentes formes

Vue en écorché de la culasse

Vue en écorché de la culasse

Sur des moteurs à faible rendement, l’admission et l’échappement se font du même côté de la culasse. Cette disposition, où la tubulure d’admission s’enchevêtre avec celle d’échappement favorise le réchauffement des gaz d’admission. Les conduits dans la culasse se dédoublent en Y.

On rencontre également la disposition inverse, qui commence et finit par un conduit d’admission. Il suffit de regarder où va la première branche de la tubulure. Dans les 2 cas, il n’y a qu’une rampe de culbuteurs sur laquelle ils sont alignés.

Une autre disposition permet d’avoir l’admission d’un côté de la culasse et l’échappement de l’autre. Il faut alors réchauffer la tubulure d’admission car il n’y plus de contact entre les 2 conduits.

L’étanchéité du couvre-culasse

Si le moteur est propre, une légère fuite au niveau du cache-culbuteurs peut être vite décelée. Vous vous en apercevrez facilement lors d’une opération de routine : remplissage du bocal de lave-glace ou contrôle de niveau.

Si à l’occasion d’une remise à niveau, vous renversez un peu d’huile à côté de l’orifice de remplissage, essuyez-la toute de suite pour éviter la prise de coulure pour une fuite.

Remplacez le joint ou rendez étanche avec un produit spécialisé. Lors de serrage du cache-culbuteurs, si ses fixations sont centrales, inutile de serrer exagérément les écrous de maintien.

Prise d’air à la tubulure d’admission

Cet incident se traduit par une instabilité de ralenti, qui peut aller jusqu’au calage du moteur et provoquer de mauvais démarrages à froid. Pour déceler une prise d’air entre le carburateur et la culasse, il faut procéder aux 4 manières suivantes :

  • Prenez un récipient contenant un peu d’essence propre
  • Trempez un pinceau dans le carburant et laissez-le s’égoutter un peu
  • Faites tourner votre moteur au ralenti
  • Badigeonnez le pinceau autour des différents plans de joint. En cas de fuite, la dépression aspirera l’essence, et donc de la pauvreté du mélange carburé, reprendra un régime

Les interventions sur les soupapes

Vérification de jeu de soupapes d'admission

Vérification de jeu de soupapes d’admission

L’opération la plus courante que vous puissiez faire à ce niveau est le réglage du jeu aux soupapes. C’est une opération d’entretien courant. Il faut préciser que le mode de réglage du jeu aux soupapes diffère selon que le moteur est doté :

  • d’un arbre à cames latéral
  • d’un arbre à cames en tête avec culbuteurs
  • d’un arbre à cames en tête agissant directement sur des poussoirs

La dépose de la culasse

Elle s’effectue toujours sur un moteur froid, précaution essentielle pour éviter toute déformation ou voilage de la culasse. Votre travail sera facilité si vous disposez d’un bon coffret de douilles : la possibilité de combinaisons multiples de rallonge, cardan, etc … est en effet indispensable pour débloquer des boulons ou écrous de la culasse.

Soyez attentif à l’ordre de desserrage des fixations de culasse. En règle générale, commencez par le centre en procédant “en escargot” ou en diagonale. Là aussi, renseignez-vous avant de démonter.

Le contrôle de la culasse

Le contrôle de la culasse est important

Le contrôle de la culasse est important

Après dépose de culasse, il faut contrôler la planéité des plans de joint, surtout celui côté bloc moteur. Et, procédez à un nettoyage minutieux de façon que des résidus de joints ne viennent pas fausser la lecture des cotes.

Examinez les ressorts. Si vous les conservez, 2 méthodes simples permettent de comparer leur tarage :

  1. Placez 2 ressorts dans un étau et serrez légèrement
  2. Mesurez ensuite et comparez le tassement en serrant de plus en plus les mors de l’étau

Après mise en place de l’outil de maintien de soupape, amenez doucement le piston en butée sur celui-ci. Les moteurs actuels étant de plus en plus performants, l’espace séparant les soupapes et le piston lorsqu’il atteint son point le plus haut est de moins en moins important.

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